QUALITE DES SOINS
Chaque jour , les pharmacies de rue font plus de victimes que de bien aux populations. Doit-on laisser prospérer cette entreprise au détriment de la santé des populations que nous servons. Cela mérite réflexion ! Nous observons sur nos marchés communaux, la vente de produits pharmaceutiques sur des plateaux et même sur des étalages de fortune , par des vendeurs qui n’ont aucune notion des produits qu’ils proposent. Ces produits sont parfois des marques ou des génériques connus, dont la provenance est souvent douteuse et méconnue. De plus ces produits dont la conservation à température est conseillé, sont souvent exposés à de fortes températures, en brisant ainsi la chaine de conservation , l’on s’expose à une détérioration certaine du produit. La date de péremption du produit n’est jamais prise en compte. Cette vente libre de produits médicamenteux doit être interdite, car dangereuse.
La pharmacologie est une science complète qui étudie en profondeur les médicaments et leurs effets sur notre santé. Un médicament est un produit à prendre au sérieux, car la mauvaise utilisation d’un médicament , peut avoir des effets secondaires réversibles ou irréversibles sur notre santé. Ce commerce non réglementaire des médicaments de rue, est un danger et un véritable problème de santé publique dans nos pays. Combien de cas d’insuffisance cardiaque et rénale sont provoqués par la mauvaise utilisation des médicaments. L’intérêt de statistiques sur ce sujet, serait l’idéal pour étayer toute analyse et aider à la compréhension de ce phénomène de société. L’urgence est de sauver des vies et de réduire le taux de mortalité évitable.
Le consommateur occasionnel ou régulier, nous dira que n’ayant pas de moyen pour s’offrir les médicaments vendus en officine, il préfère acheter une plaquette de médicament antalgique pour soulager sa douleur. Des études ont prouvé effectivement la relation entre le pouvoir d’achat et la santé. Le niveau socio-économique d’un individu va de paire avec la qualité de vie et l’accessibilité aux soins, d’où une meilleure ou une mauvaise santé en général. Tout dépend du côté de l’échelle où l’on se trouve.
Au vue de ces faits, il est évident qu’une meilleure politique de santé, qui permettrait une meilleure accessibilité aux soins et aux médicaments de première nécessité soit notre priorité à tous.